Impact écologique de l'IA
Un prompt ChatGPT consomme dix fois plus d'énergie qu'une recherche Google. Le coût invisible d'une commodité apparente.
L'IA générative se présente comme immatérielle. Elle tourne dans « le cloud ». La réalité physique est tout autre.
L'entraînement d'un seul grand modèle de langage peut émettre autant de CO₂ que cinq voitures sur toute leur durée de vie (Strubell et al., 2019). Les data centers représentent déjà 1 à 2 % de la consommation électrique mondiale, un chiffre qui devrait doubler d'ici 2030 selon l'AIE. Microsoft a reconnu en 2023 que sa consommation d'eau avait augmenté de 34 % en un an, largement due à l'expansion de ses capacités d'IA.
« L'IA n'est pas immatérielle, son empreinte écologique est significative. »
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Obsolescence programmée
L'appareil qui fonctionne encore est devenu inutilisable. Personne n'a volé sa batterie. Mais quelqu'un l'a décidé.
En 2017, Apple a reconnu ralentir volontairement les anciens iPhones via des mises à jour logicielles. L'entreprise a payé des amendes de plusieurs centaines de millions d'euros en France et en Italie.
L'obsolescence programmée désigne la stratégie qui consiste à concevoir des produits pour qu'ils deviennent obsolètes dans un délai contrôlé : soit physiquement (batteries non remplaçables), soit fonctionnellement (mises à jour qui dégradent les anciens modèles), soit via du marketing qui rend « démodé » ce qui est encore utilisable.
En France, un smartphone est conservé en moyenne 2 à 3 ans, alors que son espérance de vie technique est de 7 à 10 ans. Les déchets électroniques représentent la catégorie qui croît le plus rapidement dans le monde : 62 millions de tonnes en 2022.
« Les déchets du numérique ont un coût écologique. »
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